mon humeur politique en cette fin de semaine
Dans la rubrique vie politique
allez, un petit billet politique. je sais que certains n'aiment pas cela et donc ne liront pas jusqu'au bout, mais moi, non seulement cela me soulage mais en plus, cela m'amuse de l'écrire.
on va commencer par notre super président. oui, je sais, j'ai parlé de lui il y a peu de temps à propos de la libération d'ingrid bétancourt. faut reconnaître qu'il a réussi à se contenir la plupart du temps, restant dans un registre "c'est pas moi, c'est eux" assez inhabituel de sa part. certes il y a eu quelques envies de récupération mais c'est surtout venus ses fidèles lécheurs. par contre on a eu droit à quelques moments grandioses dans lesquelles il est apparu dans toute sa splendeur.
l'armée, acte du livre blanc. l'armée, ils sont tous nuls et cela ne sert à rien. il faut remplacer les militaires par la chasse aux renseignements car c'est tout ce qui compte. et on va miser sur le tout renseignement électronique. sauf que même les états-unis (le modèle du président) reviennent en arrière. oui au renseignement électronique mais aussi oui au renseignement humain. et sans démantèlement excessif de l'armée. nous on fait tout en inverse. mais il est vrai que ce livre blanc prévoit de nous mettre sous protectorat américain grâce à notre "réintégration", queue basse, dans l'otan. alors, c'est vrai, à quoi sert de garder une armée…
l'armée, acte de carcassonne. pas de bol, peu après un militaire commet une erreur et envoie une dizaine de personnes à l'hôpital. heureusement, aucun décès. il ne s'agit pas ici de parler de la faute (grave) en elle même mais des réactions émotionnelles que cela a généré. qui a t-on vu vitupérer comme un beau diable ? je vous le mets en mille, notre super président. le mieux placé dans cette affaire aurait été sans doute le ministre des armées. en aucune manière cela concernait le président directement. non, non, au contraire. jouant sur le registre de l'émotion et souhaitant profiter de l'occasion pour régler ses comptes avec les hauts gradés, il s'est rendu à carcassonne où il a dit tout ce qu'il pensait de l'armée au général cuche. qualifié d'amateur, ce dernier s'est vu contraint de démissionner. ah oui, cuche était le chef d'état major de l'armée de terre, opposant de la réforme et donc, de facto, opposant à sarko. résultat, il a dégagé.
la télé et lui. vous connaissez de carolis le futur ex patron de france télévision. on peut pas dire que ce soit un foudre de guerre. il est plutôt du genre drucker, assez lisse, toujours en train de savonner dans le sens du poil. ben ce monsieur si propre, si sage a fini par péter un câble dans l'émission de jean-michel apathie. ce dernier, sarkozyste con-vaincu, a dû être abasourdi de ce qu'il voyait et entendait. en quelques mots, de carolis a réduit en cendre la réforme de l'audiovisuelle, la dénonçant "la stupidité et les turpitudes d'un pouvoir dépourvu de toute cohérence". de fait, il s'est réduit en cendre lui même car pour le coup notre super président de l'information a fait savoir par l'intermédiaire de guéant, que carolis allait dégager sous peu. c'est vrai qu'il est président de l'ortf désormais. vous avez dit main mise de nicolas dans ce domaine ? on en repalera.
comme tout finit en chanson, saluons au passage la "naissance" du troisième opus de madame sarkozy. je l'ai pas écouté et j'ai donc pas d'avis à donner pour le moment. je soulignerais juste le billet des inrock dans lequel le rédacteur en chef évoque ses difficultés à écrire un papier sur l'album. ce monsieur ne voulait pas (je cite) "dégommer le disque pour ce que carla était (la femme de nicolas). on a choisi d'être très hypocrite, en tout cas très monomaniaque et de ne parler strictement que du disque, du point de vue musical mais ce fut très difficile, un véritable exercice de style". ouais. j'avoue que cela me laisse songeur. les albums ne sont donc juger qu'à l'aune de ce que pensent les journalistes d'un artiste ?